Dans le cadre de la valorisation des projets lauréats de la bourse Envie d’Agir , nous avons fait la rencontre d’Abdelmoumine et d’Immamedine, deux jeunes réalisateurs tourangeaux. Ils ont découvert la structure lors d’un salon où ces derniers ont pu prendre connaissance du dispositif Envie d’Agir et bénéficier de l’accompagnement de la structure ainsi que de la bourse.
Du lit d’hôpital au grand écran.
Immamedine, raconte l’histoire de son film que nous pouvons considérer comme hors du commun. Lors de son odyssée vers la France en pleine pandémie de COVID-19, il se retrouve hospitalisé en Grèce pendant 1 mois. Durant cette convalescence, éloigné de tous à cause du confinement, l’idée de réaliser un film sur son histoire commence à émerger. Ayant ni téléphone, ni carnet, il écrit l’équivalent d’un long métrage sur des morceaux d’essuie tout qu’il accumule à côté de son lit. Devant quitter l’hôpital malgré une tuberculose naissante, il rejoint la France en plein hiver et s’installe dans un camp de réfugié à Paris. Plusieurs mois passent, il met les pieds à Tours et rejoins le lycée Arsonval à Joué Les Tours. L’idée de réaliser un film sur son histoire à ressurgit en cours de théâtre. Au même moment il fait la rencontre d’Abdel-Moumine qui deviendra le co-réalisateur de ce court métrage où il aidera Immamedine à la gestion du tournage et sa touche artistique pour le storyboard.
Un tournage entre le soleil marocain et le froid francilien
Les deux réalisateurs n’ont pas encore d’expérience en cinéma avant de lancer leur projet. Le choix du court métrage est donc de développer un maximum de compétences avant de passer à un format plus long.
Le tournage est riche en échange culturel et en émotion. En effet, des scènes sont tournés au Maroc à Agadir en plein été afin reconstituer les scènes de son enfance en Afghanistan. Puis à Paris pendant une distribution alimentaire. Et en fin à Tours, où ils vivent tous les deux.
Un tournage sans embûche n’est pas vrai un tournage… Créer un film ça coûte cher, et ils le savent ! La recherche de financement était primordiale. Grâce à la bourse Envie d’Agir et à leurs fonds personnels, le court-métrage a pu être réalisé. Ils ont également créé l’association “Gordi visuel” pour faciliter la réalisation de film de manière général et pouvoir créer de nouveau évènement cinématographique.